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 Un serpent de mer...

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homo-consciens
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Date d'inscription : 31/05/2008
Localisation : Dans une autre dimension...

MessageSujet: Un serpent de mer...   Sam 12 Juil - 14:43

Bonjour,

Non, pas besoin de mettre vos lunettes, vous avez bien lu...

Je parle bien d'un serpent qui produit de l'énergie... Oui ! 170 mètres de long... OUI OUI

Voici l'article, mais en tout cas voilà une nouvelle technique pour produire et subvenir à nos besoins... Et visiblement il n'y a aucune pollution... Sauf sûrement en Noire Electrique pour le puriste que je suis et pas seulement Wink à Christian Plantec !

Un serpent pour dompter l'énergie des vagues.

Caroline de Malet .

Long de 170 mètres et composé de quatre cylindres, le Pelamis, nommé ainsi en référence au monstre marin de la mythologie grecque, devrait commencer à produire de l'énergie au large des côtes portugaises en octobre prochain. DR.
(DR).

Une première ferme captant l'énergie des vagues devrait débuter sa production au Portugal. D'autres projets de ce type sont en préparation dans le monde.

Un long serpent rouge frétille dans les vagues. Sous le soleil estival, ce n'est pas le fruit d'une hallucination. Il est bien réel. Cent soixante-dix mètres de long ornés d'une tête fuselée, décomposés en quatre cylindres distincts et trois joints entre chaque. Le nom de ce monstre marin ? Pelamis, en référence au monstre marin de la mythologie grecque. Mais celui-ci ne devrait ni jouer les monstres du Loch Ness ni promener des touristes, mais capter l'énergie des vagues. En octobre prochain, son premier exemplaire devrait ainsi commencer à produire de l'électricité au large des côtes portugaises, face au petit village d'Aguçadoura, au nord de Porto.

Pour l'instant, cet exemplaire est à quai à Peniche, un des plus grands ports du pays, au nord de Lisbonne, ainsi que deux autres, encore en cours d'assemblage. Entre deux navires, les équipes de la Compania Energia Oceanica s'affairent autour des trois serpents de mer. Le projet a pris un peu de retard mais la toute première ferme houlomotrice au monde va bientôt voir le jour ici, avec trois machines.

Pelamis est né à l'instigation de la compagnie écossaise Ocean Power Delivery (OPD), à l'origine de ce concept. Ce projet, développé pour son client le producteur portugais d'énergies renouvelables Enersis, sera sa première réalisation concrète à grande échelle. Pour Richard Yemm, son inventeur, qui préside OPD, c'est le fruit de huit années de travail. Entre-temps, cinq maquettes, à différentes échelles (du 1/80 au 1/7) ont été construites et testées. Un prototype a fait ses preuves en mer du Nord, à Orkney, dans le nord de l'Écosse.

Amarré à cinquante mètres de profondeur

C'est un véritable serpent de mer, qui sera installé à 5,5 kilomètres des côtes. Articulé en quatre parties cylindriques, de vingt à quarante mètres chacune, il se dandine face aux vagues, grâce à la souplesse que lui confèrent les trois joints. Amarré à 50 mètres de profondeur par deux câbles en fibre optique à l'avant et à l'arrière, chacun de ses joints est équipé de quatre rames, qui ondulent aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale, pompant ainsi l'énergie de la houle et envoyant de l'huile dans des accumulateurs sous pression. L'huile qui ressort des accumulateurs fait tourner le moteur hydraulique qui entraîne un alternateur, lequel produit du courant. C'est un câble en fibre optique sous-marin qui transmet celui-ci à la station de contrôle située sur la plage.

La station commande la machine. «Nous pouvons la faire remuer davantage dans les petites vagues pour maximiser l'énergie et, à l'inverse, limiter ses mouvements dans les grosses pour limiter les risques de casse», explique Martin Shaw, responsable de ce projet chez OPD.

Car s'il existe une vingtaine de concepts différents d'énergie houlomotrice en cours d'expérimentation dans le monde, aucun n'est encore opérationnel à ce jour, tant la casse est fréquente. C'est notamment le cas du projet hollandais d'AWS qui, après avoir été testé à Aguçadoura pour Enersis, a obligé ses concepteurs à se rendre à l'évidence : sa machine a encore besoin d'être améliorée.

Chaque machine produit 750 kW, soit 2,25 MW pour les trois premiers Pelamis qui verront le jour. Pas de quoi alimenter plus de 2 000 personnes, soit environ la consommation électrique d'Aguçadoura. Mais «à terme, nos fermes houlomotrices sont prévues pour fonction- ner avec 40 machines et pro- duire 30 MW, pour alimenter 20 000 foyers», ambitionne le responsable de projet.

Trois fois plus cher que l'éolien

Cette première réalisation concrète, qui représente un contrat de 8,5 millions d'euros pour OPD, est encouragée par le tarif de rachat instauré par le gouvernement portugais (24,5 centimes d'euros le kWh). Car aujourd'hui, l'énergie houlomotrice est encore au moins trois fois plus chère que l'éolien. Et il faudra attendre une dizaine d'années avant que leur rentabilité soit comparable. «De 22 centimes d'euros aujourd'hui, nous espérons faire chuter le coût de production à 10 centimes le kilowattheure, lorsque nous aurons une centaine de mégawatts de capacité de production installée», confie Martin Shaw.

Les Portugais ont déjà largement misé sur les énergies renouvelables. On le comprend rien qu'en suivant du regard les éoliennes qui jalonnent la côte, une capacité installée de 1 350 MW dans le pays, et au moins autant dans les cartons. «Dans vingt ans, nous risquons d'avoir exploité le potentiel de l'éolien au maximum, il nous faut donc prévoir le long terme», explique un observateur portugais. Or, avec un potentiel d'énergie houlomotrice de 33 à 46 kW par mètre de côtes, le pays fait partie des meilleurs sites européens, d'autant que les vagues y sont particulièrement longues.

Dans le reste du monde, ce sont généralement les côtes est les mieux exposées, à l'exception des zones équatoriales : Nouvelle-Calédonie, Canada, Afrique du Sud... Le marché européen de l'énergie houlomotrice est évalué à 40 milliards de livres et le marché mondial à dix fois plus au bas mot. «Les Américains n'étant pas en pointe sur ce créneau, il y a une place à prendre pour l'Europe», considère Alain Clément, inventeur du projet concurrent Searev.

Reste à savoir quel sera l'accueil du public à cette énergie du futur. Les surfeurs ne la voient pas d'un mauvais oeil, dans la mesure où les machines seront installées loin de la grève. L'Association des armateurs de pêche du nord du Portugal n'aurait pas fait montre d'hostilité, car il n'est pas coutume de pêcher entre 3 et 12 miles marins.

En revanche, les navigateurs réclament une claire signalisation des sites, afin d'éviter les risques de collision. Quant aux organisations de défense de l'environnement, elles feront partie de la commission de suivi du projet au Portugal. Pour l'instant, les principaux obstacles à son développement sont donc davantage technologiques et financiers. Le lancement de Pelamis sera donc suivi avec beaucoup d'attention.


Evidemment, c'est encore un peu léger, mais c'est un bon début... et cela reste prometteur... Affaire à suivre Arrow
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